Les 3000 TZR « découverts » par E. Geffray, un scandale !
A la rentrée scolaire, de nombreux postes n’étaient pas pourvus au LP ou au LGT Claude MONET. Les élèves sont restés parfois plus d’un mois sans enseignant. Au LP un demi-poste de PSE n’est toujours pas pourvu mais il n’y a pas de besoin spécifique en EPS.
Pourtant, un TZR d’EPS a reçu un mail mardi 13 octobre, le prévenant qu’il allait être affecté sur le LP Claude Monet.
Alors pourquoi faire venir un TZR EPS sur le LP ?
Cet enseignant, en attente de suppléance, dédoublait actuellement des groupes d’EPS dans son établissement de rattachement. On lui demande de venir au LP Monet pour les motifs suivants : « assurer, dans votre discipline, à la fois des enseignements (en lien avec les équipes pédagogiques de l’établissement), mais également des actions pédagogiques, du renforcement disciplinaire, de l’aide et du soutien aux élèves.
Les élèves dont les enseignants n’ont pu à ce jour être remplacés devront prioritairement pouvoir bénéficier de votre action, à la fois dans votre discipline mais aussi sur le plan des compétences méthodologiques »
On voit bien la démarche qui revient à mettre des adultes devant des classes sans aucune considération pour leur formation. Pour nous, il est hors de question de piétiner la discipline de recrutement des collègues. Un enseignant d’EPS doit enseigner l’EPS et pas autre chose. De toute façon, si ce n’est pas pour assurer un remplacement poste pour poste, les heures resteront perdues pour les élèves !
C’est méprisant pour ces derniers qui attendent des enseignants formés pour assurer les cours auxquels ils ont droit. C’est méprisant aussi pour les TZR qui ne sont pas des pions que le rectorat peut déplacer pour répondre à la communication du gouvernement sur les 3024 TZR soi-disant trouvés par le ministre.
D’autres TZR sont appelés un peu partout dans l’académie sur ce type d’affectation. Un TZR serait aussi nommé en SVT sur le lycée Monet.
Les solutions, les vraies, sont connues !
Pour que les remplacements soient effectifs, il faut des….remplaçants. Affirmation basique mais que les différents gouvernements semblent avoir oublié, supprimant ici des postes de TZR, refusant là la revalorisation qui permettrait de recruter davantage de personnels par les concours.
Il est urgent de répondre aux revendications des lycéens par des mesures à la hauteur des enjeux. Il est urgent de prévoir un plan d’investissement massif dans l’Éducation nationale et de revenir sur le budget d’austérité qui prévoit 54 milliards d’euros de coupes budgétaire et la suppression de près de 1600 postes d’enseignants à la rentrée prochaine !
