Bilan du CHSCTA spécial agression au Lycée Malherbe

Bilan du CHSCTA spécial agression au Lycée Malherbe

Ce mercredi 21 septembre s’est tenu un CHSCTA extraordinaire suite à l’agression subie par une collègue au lycée Malherbe de Caen.

Après un temps d’échanges d’informations sur la situation entre les différentes parties, les représentants du personnel ont demandé à voter une enquête du CHSCTA sur ce cas grave.

Résultat du vote sur une enquête du CHSCTA :

  • pour : 4 (FSU et Sud-éducation)
  • contre : 2 (se-Unsa)
  • le Sgen-CFDT n’était par représenté lors de cette séance.

Il y aura donc une enquête du CHSCTA dans les toutes prochaines semaines.

Rappelons que l’objectif de cette enquête sera de formuler des préconisations pour améliorer la sécurité et les conditions de travail des personnels. C’est à dire éviter autant que possible qu’un cas similaire ne survienne à nouveau et améliorer si besoin les prises en charges durant et après l’évènement.

Nous regrettons que la Rectrice n’ait pas pris les devants et convoqué un CHSCTA mais qu’elle ait attendu une demande des représentants du personnel. Tout comme nous regrettons qu’elle n’ait pas décidé de diligenter une enquête du CHSCTA comme l’y oblige la règlementation.

Gymnasiades 2022 : quel bilan ?

Vous n’avez pas eu vent de la tenue des Gymnasiades ? L’annonce de l’événement a été pour le moins confidentielle. Espérons qu’il n’en sera pas autant de son bilan très attendu par le SNEP-FSU.

Ces jeux scolaires d’ampleur internationale se sont déroulés en Normandie du 14 au 22 mai pour environ 3500 lycéen.nes venu.es de plus de 70 pays s’affronter dans 19 disciplines sportives.

            Ce qui devait être une célébration du sport scolaire s’est mué au fil des mois en une compétition dont les contours imprécis inquiétaient de façon croissante.

Rarement on aura vu un projet de cette grandeur si mal préparé alors même qu’il a été annoncé trois années auparavant.

Pourtant le SNEP-FSU a alerté tout au long du processus sur le manque d’anticipation nécessaire pour réussir un tel évènement, ainsi que sur l’implication insuffisante des élèves et des enseignants pour permettre une réelle dynamique autour de ces gymnasiades. Nos alertes sont restées sans réponse de la part de notre Rectrice et de la direction nationale du sport scolaire. Les cadres UNSS normands ont sans cesse été bridés et retardés dans la mise en place de l’organisation.

            L’idée n’est pas de dresser ici un noir tableau (un peu quand même) mais force est de constater qu’entre les projets éducatifs et culturels annoncés et non réalisés, le saupoudrage de spectateurs par-ci par-là, les couacs en série sur les différents sites et un impact écologique qu’il conviendra de chiffrer, le bilan sera bien différent de ce qui avait été annoncé. Le budget prévu lui aussi sera bien plus lourd. D’ailleurs, les partenaires locaux qui avaient apporté leur soutien au projet se questionnent sur le maintien de la totalité de leur subvention au regard de cette esquisse de bilan. La question est : qui va payer la facture ? Les Associations Sportives qui ont si peu été sollicitées ? En effet, il a fallu batailler pour que les professeurs d’EPS/animateurs d’AS soient présents (seulement 250) mais encore plus pour des jeunes officiels le soient malgré leur investissement dans les AS au quotidien.

Certains choix opérés n’ont pas été à la hauteur de l’événement. Notamment le recours massif à   des sociétés privées et le manque de bénévole qui a été ressenti sur plusieurs sites.

            Puisqu’il s’agit de jeux pour les jeunes, parlons des jeunes.

Le scandale des jeunes reporters fera date. En effet, ces collégien.nes et lycéen.nes préparé.es par leurs enseignant.es d’EPS depuis plusieurs années à maîtriser les outils de communication et diffusion d’images en couvrant plusieurs championnats de France en vue des Gymnasiades ont été, d’une certaine façon, contraints de se retirer à cause du gouffre entre les intentions éducatives prônées et la réalité de ce qui leur a été demandé. En quelques mots, devenir des jeunes influenceurs.

            Les jeunes juges ont quant à eux été remerciés de façon bien particulière. Rien ne leur a été proposé par l’ISF ou l’UNSS lors de la journée culturelle du mercredi. Pas de transport prévu pour le Mémorial de Caen, les plages du débarquement ou le Mont Saint Michel pour ces jeunes normand.es qui ont officié chaque jour de l’événement. Quelques jeunes organisateurs ont dormi sous tente sans matelas.

            Pour finir, tous les soirs, quel que soit le site de leur compétition, les jeunes sportifs étaient transportés en car jusqu’au CID de Deauville pour dîner puis ils étaient de nouveaux transportés jusqu’à leur camping à la fin de leur repas. En plus du coût des navettes et de l’impact écologique on ne peut occulter l’impact sur la forme des athlètes.

            La multitude des couacs et le dépassement du budget doivent être étudiés. Des solutions ou alternatives doivent être trouvées ne serait-ce que pour nous rassurer à deux ans des Jeux Olympiques à Paris.

           

Enquête : l’EPS plébiscitée par les élèves et les parents !

Le SNEP-FSU salue l’engagement des collègues qui ont mis en commun les résultats de leur enquête d’établissement.
Vous avez été nombreux à nous dire que les résultats seront utiles dans l’équipe pour discuter, faire évoluer les représentations des élèves, le projet EPS… Le dépouillement de l’enquête est exigeant. Il faut approximativement 1 heure pour traiter 100 questionnaires, ce sont donc environ 17h  de travail (bénévole et militant) qui ont été nécessaires dans l’académie et 500h au niveau national. Bravo à tous et toutes !

Cette enquête permettra de faciliter la promotion de notre discipline. En effet, le soutien des usagers du service public est un atout considérable pour revendiquer le « plus et mieux d’EPS ». Nous pouvons être fier·es de notre métier et de notre profession qui fait de notre discipline une véritable richesse du système éducatif, saluée par les premiers intéressés et leurs parents.

Vous trouverez sur ce lien vers les résultats détaillés de l’académie de Rouen (1701 réponses) :

Sur le périmètre de Rouen :

  • 51,7% des élèves aimeraient avoir plus d’EPS dans la semaine, 35,1% n’en veulent pas plus et 13,2% ne savent pas.
  • Pour 44% des élèves, l’EPS est la discipline scolaire qu’ils aiment le plus, 35 % sont indifférents et pour 10,6% des élèves c’est la discipline la moins aimée.

Il est possible pour chaque établissement d’avoir le détail des résultats par établissements en contactant le SNEP Rouen au s3-rouen@snepfsu.net

Vous trouverez sur ce lien le détail des résultats de l’enquête nationale

Audience Rectorat Sections sportives : des réponses qui sont loin du compte !

Le SNEP-FSU a été reçu le 8 avril à Caen par les responsables de l’académie normande (Secrétaire général, secrétaire général au budget, responsable de division des moyens, IA-IPRs).

Nous avons d’abord rappelé notre fort mécontentement de ne pas être reçu directement par la rectrice, ce qui n’était pas un signe de reconnaissance de notre discipline et des collègues que le SNEP-FSU représente. Il nous été répondu qu’elle avait été retenue par un agenda chargé notamment pour la mise en place de l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Nous avons rappelé l’écart insupportable entre les annonces et les actes. Alors que notre ministre aligne les annonces sur l’importance de la pratique sportive, qu’il déclare vouloir faire de la France une nation plus sportive, alors que l’académie normande va accueillir les gymnasiades en mai 2022, la rectrice de Normandie a décidé de façon unilatérale de supprimer l’ensemble des moyens fléchés pour les sections sportives normandes. Cette mesure est totalement inadmissible dans un contexte où la crise sanitaire a largement fait diminuer la pratique sportive des jeunes et où tout devrait être mise en place pour la favoriser.

 

Nous avons fait une proposition raisonnable de flécher 3h de moyens pour chaque section sportives de l’académie. Pour les 139 sections sportives du périmètre de Caen et de Rouen, cela représenterait 417 heures soit 0.12% du volume d’heures pour le second degré dans l’académie. Cette proposition réaliste permettrait de ne plus mettre en concurrence les disciplines, d’éviter le chantage au HSA qui oblige les enseignants à travailler dans des conditions de plus en plus dégradées avec pour certains un surmenage amenant au bur-out.

Monsieur Diaz, le secrétaire général  a rappelé que les moyens n’étaient plus fléchés mais qu’ils ne disparaissaient pas pour autant et qu’il serait attentif à chaque situation particulière où un blocage serait constaté avec une section qui fermerait sans raisons valables. M. Kogut a rappelé que beaucoup de sections sportives du périmètre de Rouen avaient pu perdurer sans moyens fléchés depuis de nombreuses années…

Ces arguments montrent la méconnaissance du fonctionnement dans les établissements. Les collègues en ont assez de devoir chaque année mendier quelques heures pour le maintien effectif de leur section. A chaque fois c’est leur investissement qui est remis en cause. Le rectorat doit cesser la langue de bois et prouver par des actes et un engagement fort en terme de moyens qu’il veut un vrai développement des sections sportives

Ces propositions du rectorat d’accompagnement de la disparition des heures fléchées avec une « écoute attentive des points de tension » n’est pas admissible pour le SNEP-FSU.

Nous avons réédité notre demande de fléchage systématique à chaque fois qu’une section a été validée par l’administration. L’absence de la rectrice n’a pas permis de trancher cette question pendant l’audience. Nous attendons actuellement la réponse et nous vous tiendrons informés dès que nous l’aurons

CA UNSS – 10 décembre 2021

Vendredi dernier (le 10 décembre) se tenait le CA de l’UNSS, qui avait pour but notamment d’auditionner 4 candidats au poste de Directeur National de l’UNSS.

Voici la déclaration liminaire des élus des AS lors de ce conseil d’administration : 

Dans un contexte où les nouvelles sanitaires inquiètent, nous ne pouvons que craindre pour l’activité de nos AS. La reprise a pourtant eu lieu dans certains territoires grâce au volontarisme des cadres UNSS, des DSDEN, des présidents d’AS, des coordonnateurs de district et des animateurs d’AS et à l’assentiment de certains préfets. Nous profitons de ce CA pour dénoncer la grande hétérogénéité de cette reprise. En effet, comment expliquer à nos élèves et faire comprendre aux animateurs d’AS qu’au sein d’une même académie, trois départements puissent organiser des rencontres quand, dans le même temps, le quatrième département s’en voit interdit ? Prenons pour exemple le cross départemental. Quelle injustice pour les licenciés du quatrième département de se voir barrer l’accès à la finalité régionale ou la qualification parce que leur phase départementale a été interdite ! Comment organiser des qualifications pour le cross académique dans ces conditions ? Ceci ne représente qu’une des nombreuses aberrations que subissent les acteurs du sport scolaire depuis la rentrée, faute en grande partie à porter au crédit d’une DN UNSS selon nous.

Là où les rencontres ont pu se tenir, les licenciés ont répondu présents ; a contrario, là où les AS ont été interdites de rencontres, le faible taux de licenciés est plus qu’alarmant. Il sera intéressant de tirer un bilan chiffré des conséquences de cette interdiction des rencontres au regard de la prise de licences lors de prochaines instances.

D’autre part, nous jugeons comme maladroite a minima, la lettre d’information en direction des animateurs d’AS qui vante les compétitions de handball quand dans le même temps le protocole UNSS caduc depuis le 15 novembre les interdisait ! Si aucun texte officiel ne les empêche aujourd’hui, elles ne sont pourtant pas autorisées dans la plupart des territoires ! Encore un exemple d’injustice qui crispe les acteurs du sport scolaire sur le terrain !

Nous sommes impatients de voir la nomination du / de la futur(e) directeur ou directrice de l’UNSS. Nous tenons à insister sur le fait que la structure a besoin d’une personne ayant une forte connaissance des rouages de l’UNSS à tous les niveaux et qui remettent notre fédération dans le sens des élèves et des animateurs d’AS. nécessaire de faire un point sur la composition de la direction nationale UNSS. En effet, sur les dernières années, nous avons constaté de nombreux mouvements en son sein. Nous avons également vu arriver des consultants extérieurs sur divers dossiers. Cette politique de recrutement nous alerte quant aux coûts que cela va représenter pour notre structure. Si nous pouvions accepter l’emploi de consultants sur des temps courts, le temps de recruter un DNA sur un dossier par exemple, nous pensons que ces missions doivent être limitées dans le temps. Nous sommes d’ailleurs en attente d’explications sur la place de ces honoraires dans les lignes budgétaires du document présenté ce jour. De surcroît, le document « point financier 2021 » nous apparaît bien superficiel quant à lui !

 

Enfin, nous tenions à interpeler le ministère sur les conséquences non négligeables que va engendrer la réforme du CAPEPS sur le fonctionnement de nos AS au quotidien dans les établissements. Pour cause, les contractuels alternants ou les étudiants en pratique accompagnée n’assureront désormais l’AS que durant six semaines, soit l’équivalent d’un seul trimestre. Conséquences pour les AS : une offre d’activités réduite en direction des élèves. Nous stipulons que nos futurs collègues doivent pouvoir s’impliquer dans le sport scolaire au plus tôt dans leur carrière, la formation initiale étant par ailleurs largement défaillante sur le sujet ! La bonne santé de l’UNSS passera obligatoirement par des décisions fortes du ministère sur la question.

 

Vous pouvez télécharger cette déclaration liminaire : 

Le protocole UNSS, enfin… Quoique !

Il aura fallu attendre le 16 septembre pour voir enfin paraitre le protocole de l’UNSS Nationale.

On vous le met ici, parce qu’on sait qu’il est impossible à trouver, aucune communication aux animateurs et présidents d’AS… Aucune trace sur le site de l’UNSS Nationale, ni sur OPUSS…

Et on vous laisse le soin de vous en faire un opinion par vous-même…

 

Edit du 22/09 : 

Le passage potentiel au niveau 1 « VERT » dans le cadre du protocole « Education Nationale » à partir du 4/10/2021 rend ce protocole complètement caduque :

  • aucune limitation de brassage des élèves
  • aucune interdiction de pratique d’APSA, en intérieur comme en extérieur. 

 

Le SNEP-FSU Caen appelle les collègues de district à se réunir afin de remettre en place les rencontres qui sont le cœur de l’Association Sportive !

Le protocole National Le communiqué du SNEP-FSU National

Stagiaires – entrée dans le métier

Vous débutez dans le métier ? (ou vous voulez voir ce qui se fait ailleurs ?)

Pas toujours facile de s’y retrouver dans les multiples propositions didactiques et pédagogiques existantes.

Des collègues du « groupe éduc » du SNEP-FSU ont sélectionné pour vous des articles qui vous aideront à préparer vos cycles d’EPS.

Natation, danse, sports collectifs, badminton, arts du cirque, gymnastique…

Voilà pour vous souhaiter « Bienvenue dans le métier » !

Retrouvez le dossier sur le site du centre EPS & Société

Compte-rendu Conseil Départemental UNSS

DSDEN Saint Lô, le 12 avril 2018

Année scolaire 2016-2017 / Bilan départemental

– on note une augmentation des licenciés mais une chute des participations aux activités départementales. On observe une baisse du nombre d’équipes lors des journées promotionnelles. La question se pose. Est ce que les collègues préfèrent rester au sein de leurs AS? Est ce un problème de transport? Est ce qu’il y a un choix trop important d’activités ?

– pour cette année scolaire, 4 à 5 compétitions ont demandé beaucoup d’organisation en amont et donc une présence importante d’enseignants d’EPS. Certaines de ces rencontres ont failli être annulées par manque de professeurs pour les organiser. L’organisation de compétition UNSS doit être une priorité.

(suite…)