Contre la répression par la force des lycéen·nes, la FSU, la CGT et FO boycottent la FS SSCT académique
Nos organisations syndicales FSU, FO et CGT, ont refusé de siéger ce jour en FS SSCT académique pour protester contre la répression par la force du mouvement lycéen. Nos élèves sont mobilisé·es depuis plusieurs semaines pour obtenir enfin des conditions d’apprentissage dignes et exprimer leur angoisse vis-à-vis de leur avenir.
Plusieurs ministres et le président de la République ont jugé leurs revendications légitimes. Ils et elles sont soutenu·es par les étudiant·es, ainsi que par de très nombreux travailleur·ses et une très grande partie des citoyen·nes.
Pourtant, au lieu de répondre à ces revendications légitimes, au lieu d’entendre ce que les lycéen·nes disent en faisant usage de leur liberté d’expression, au lieu de garantir leur sécurité et de les protéger, le rectorat de Normandie et de nombreux proviseurs font le choix d’envoyer la police face à des jeunes de 16 ou 17 ans.
Dès lors, depuis plusieurs semaines, élèves et enseignant·es sont témoins et victimes de brimades, de remarques ou d’attitudes sexistes et racistes, d’intimidations diverses. Pire encore, de nombreux élèves ont été victimes de violences physiques et d’interpellations abusives. Encore hier et ce matin, de nouvelles violences policières ont eu lieu devant des lycées, violences cautionnées par les proviseurs présents et les autorités académiques. Pour nos organisations, c’est inacceptable et intolérable.
Enseignant·es et personnels de l’Éducation nationale, nous pourrions reprendre les mots du ministre et les vôtres dans la circulaire de rentrée et rappeler que nous sommes là pour « instruire et protéger » nos élèves, non pour faire taire la jeunesse comme vous tentez de le faire. C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter une telle répression à l’égard de la jeunesse et nous demandons à Madame la Rectrice de ne plus répondre par la force aux lycéen·nes.

