| La réforme de 2021, à laquelle la FSU s’est opposée, a séparé la complémentaire santé (remboursement des soins) de la prévoyance (maintien de revenu en cas d’arrêt prolongé…). L’accord interministériel d’octobre 2023 impose toutefois aux ministères de proposer un contrat de prévoyance à partir de mai 2026, en même temps que la nouvelle couverture santé. Contrairement à la couverture santé, l’adhésion à la prévoyance reste facultative. Le contrat en prévoyance actuellement proposé, dans le cadre d’une démarche commerciale unilatérale de la MGEN, est plus cher et moins couvrant que le contrat collectif en prévoyance issu de l’appel d’offre ministériel (avec participation de l’employeur à hauteur de 7€) qui sera proposé au cours des premiers mois de l’année 2026 et qui entrera en vigueur au 1er mai 2026. Une fois leur signature apposée au bas de ce contrat individuel proposé actuellement par la MGEN, les collègues devront attendre un an pour en sortir. Il sera ensuite impossible de bénéficier du contrat collectif en prévoyance issu de l’appel d’offre ministériel dès le 1er mai 2026, et d’y souscrire sans condition d’âge et de santé, puisque cette clause de l’accord de 2023 ne sera effective que durant les six premiers mois de la mise en œuvre du contrat collectif en prévoyance. Comment ensuite adhérer au contrat collectif passé ce délai et dans quelles conditions ? Nul ne le sait, mais ce sera sans doute hors des conditions négociées. |